L'adieu du dernier neurone
Mon unique neurone a fini de lâcher avant la rédaction du texte (en 1500 caractères: dur...) de la semaine: le flan pâtissier. D'où mes plates excuses. En tout cas le grand jeu-concours est d'identifier la provenance de tous les protagonistes!
Ses pseudopodes s'agitaient légèrement, dans un mouvement d'agacement.
Tous ses confrères avaient tapoté son épaule ou esquissé un quelconque geste de réconfort (tous les dits collègues n'étant pas pourvus de quoi tapoter ou capables de localiser ce qui pourrait passer par une épaule).
Deux des machines discouraient avec lui depuis un moment, l'une d'une ton insupportablement moralisateur et l'autre en lui répondant par un assortiment varié de « bips » où pointait doucement l'irritation.
Il jeta un œil vers l'assemblage épars d'où était parvenu le message « +++ erreur+++ manque de fromage+++ », sans doute en raison de la souris qui s'y baladait.
Son regard se fit encore plus noir en se posant sur l'entité qui n'avait cessé de lui répondre « 42 » depuis qu'il avait posé LA question.
Mais les deux choses qui lui posaient le plus de problèmes étaient les boites carrées dont il sentait l'atroce présence dans son dos.
L'une avait ouvert une multitude de dossier et de fenêtres avant d'afficher:
« Une erreur est survenu dans l'application, voulez vous envoyer un rapport d'erreurs? ».
Question piège car qu'elle que soit la réponse choisi, une autre fenêtre apparaissait.
Et la seconde boîte se contentait d'afficher, d'un air narquois il en eut juré, l'image d'une pomme. Croqué, la pomme.
Pourtant il voulait seulement analyser les méthodes de calcul de ces monstruosités.
Mais depuis qu'elle avaient été incapables de s'entendre sur la recette du flan pâtissier, elles boudaient.
La recette du flan pâtissier, une fois n'est pas coutume, est sur ce blog: c'est celle -parfaite- de C. Felder.
A la place je vous livre ici la recette de la couronne salée que je fais invariablement pour les pique-nique. Si je ne me trompe pas la recette est de Fidji mais elle a été réalisée très souvent...
D'ailleurs je l'ai faite jeudi dernier et en trois ans à la fac' je ne crois pas avoir reçu autant de compliments qu'en cette seule journée (*fière*).
Bref. Pour ceux qui ont suivis c'est aussi la recette utilisée pour les tresses ricotta-poireaux:
Pour deux j'ai utilisé la moitié de la pâte, de la ricotta pour tartiner et un petit (j'insiste) poireau émincé que j'ai fait fondre. Tout ça pour dire que la garniture est hautement variable.
Pour une grande couronne
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250g de farine
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10g de levure fraîche
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15cl de lait
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20g de sucre
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5g de sel
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40g de beurre mou
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200g de Tresana (ou autre fromage à tartiner type St-Moret...)
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100g de jambon en dés
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(50 g de noix éventuellement, je n'en avais pas sous la main)
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sel, poivre
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1 jaune pour dorer
Les mains dans la farine:
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Émiettez la farine dans le lait tiède, avec le sucre. Laissez reposer 10-15 min.
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Mélangez à part la farine, le sel et le beurre mou en dés.
Ajoutez le lait et pétrissez vaillamment jusqu'à obtenir une belle pâte lisse et élastique.
Placez la pâte en boule dans un saladier, couvrez d'un torchon humide et laissez-la reposer jusqu'à ce qu'elle double de volume (environ 1H30)
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Étalez alors en large rectangle et garnissez: d'abord on tartine (Tresana, ricotta, tapenade...)
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Puis on parsème (jambon, poireau...) en enfonçant légèrement les éléments pour les faire bien adhérer.
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Roulez le rectangle dans la largeur de la façon la plus serré possible. Avec un couteau bien aiguisé, coupez le rouleau en deux dans la longueur et tressez ensemble les deux moitiés (encore une fois le plus serré possible).
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Formez une couronne en joignant les extrémités, placez-la sur une plaque couverte de papier sulfu et laissez-la lever encore une heure, couverte d'un torchon.
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Dorez au jaune d'œuf et faites cuire environ 20-25 minutes à 200°C, en couvrant d'alu si la couronne dore trop.
En fonction de la garniture, plus ou moins humide, il faudra adapter le temps de cuisson!
Je n'ai pas osé...
Pas osé penser que tout cela c'était aussi des adieux. Pour être franche, je n'ose toujours pas: je me vautre avec tant de délices dans la paresse que je suis incapable d'imaginer que ce bonheur est corollaire au fait d'en avoir fini (sauf problème majeur) avec mes licences -ce qui est surmontable-, la fac -ce qui l'est encore plus- et tous les gens que j'y ai croisé -vous l'aurez deviné, c'est là que le bât blesse-.
Une fois n'est pas coutume, pas de recette: juste un petit post pour dire que comme promis j'ai créé un album pour les photos prises hier, au pique-nique. Donc vous trouverez le dit album juste sur cette page, dans la colonne de droite (pour certains aps doués de ma connaissance: la droite c'est là où le pouce est à gauche. Oui, moi aussi je vous aime).
Et je m'excuse de la piètre qualité des photos, surtout des premières: je ne me suis rendu compte que tardivement que mon objectif était sale, raison pour laquelle certaines photos sont floues ou semblent surexposées...
Je n'ai pas fait de tri dans les photos, je n'ai viré que celles où l'on ne voyait rien (les gens bougent vite, quand même, surtout en jouant à ballon-prisonnier). Mais si quelqu'un veut que je retire une photo ou plusieurs, c'est sans problème, qu'il se fasse connaître dans un petit commentaire et j'obéirais!
Donnez-moi de vos nouvelles! Dés qu'il se pase quelque chose où quand il ne se passe rien, donnez moi des nouvelles... J'aime entendre les gens raconter leurs vies.
Réapprendre
C'est idiot, mais j'ai un peu peur, maintenant. J'ai peur de ne plus savoir comment on fait pour vivre, pour dépenser toutes les heures qu'il y a dans une journée, quand il n'y a pas plusieurs dizaines de pages à apprendre.
Surtout, j'ai peur de ne plus savoir comment on fait pour ne rien faire.
Je me souviens que quand j'étais petite, je pouvais passer des heures à lire, tout et n'importe quoi. Hélas, je crois qu'aujourd'hui -mis à part certaines merveilles littéraires comme les œuvres de J. Abeille récemment découvertes- je n'en serais plus capable. Je lis moins.
A l'époque, je m'ennuyais souvent. La sœur doit s'en souvenir, de ces mercredis bien maussades (l'Alsace sait faire de très beaux jours ensoleillés mais a également une spécialité en jours gris-souris) où l'on tournait en rond avant de lâcher la p'tite phrase
« J'sais pas quoi faire... »
Alors la grand-mère nous donnait un peu d'argent pour allez chez B., la buraliste (il faudrait que j'arrête de dire « Chez B. », B. a vendu l'affaire il y a des années). On achetait un magazine de BD (hélas, la plupart -et les meilleurs- étaient mensuels) que l'on dévorait si rapidement qu'il y avait toujours un grand-parent pour se moquer gentiment de notre lecture goulue.
Toujours est-il que ce matin, j'ai connu quand même un moment de bonheur, même teinté d'appréhension. Parce que je me suis réveillée en me demandant ce que j'allais faire aujourd'hui.
Étonnamment la réponse fut « la cuisine! ».
La pâte est en train de lever: j'avais envie de l'odeur de levure, de sentir sous mes mains le pâton grossier devenir de plus en plus lisse et souple et surtout d'observer la transformation par la vitre du four.
A la fac, les autres étaient heureux de la fin des partiels pour pouvoir sortir le soir, et boire. Mais moi je suis incapable de trouver cette idée enthousiasmante. Moi, je suis contente toute la journée en pensant à ce que je vais cuisiner le soir, surtout si il s'agit d'une recette jamais faite ou au contraire d'un de mes plats fétiches que je veux faire découvrir.
D'ailleurs, je vous ai déjà parlé de mon amour pour les brioches vapeur. Donc vous comprendrez pourquoi j'ai été désespérée en m'apercevant que sans panier vapeur, pas de cuisson vapeur (pas de bras, pas de chocolat comme dit l'autre...) Enfin, jusqu'à ce que je trouve cette recette (je vous l'ai dit, cette fille est géniale).
La solution, donc: faire des petits pains vapeurs grillés dans une sauteuse bien profonde.
(Désolée pour les photos, prises de nuit...)
Shui Jiān Bāo à la viande
Et en plus (taratata), comme les brioches étaient petites, cette fois j'ai osé mettre la farce crue: ça change tout. La farce est juteuse, la brioche moelleuse et toute grillée en-dessous...
Résultat: j'ai remis ça avec une farce aux aubergines
Shui Jiān Bāo aux aubergines
J'en profite, je vous livre les deux d'un coup!
Pour 8 baozi grillés – Shui Jiān Bāo (un bon diner pour 2 personnes avec une salade)
Pâte et cuisson
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125g de farine
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80ml d'eau tiède
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3g de levure fraîche + ½ càc sucre
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½ càc de levure chimique
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2g de sel
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huile et 80-90ml d'eau froide
Farce à la viande
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120g de viande hachée
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1càc d'huile de sésame
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1 càs de vin jaune (ou saké, ou vin blanc...)
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1 càs de sauce soja
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sel, poivre, ciboulette
Farce aux aubergines
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500g d'aubergines
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1 grosse gousse d'ail
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1 càs de sauce soja
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½ càc de sucre
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½ càc de 5 épices chinois (fac.)
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sel
Ne vous effrayez pas de la longueur de la recette:
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Si vous faites la farce aux aubergines, commencez par là: épluchez et coupez les aubergines en dés de 1 cm de côté. Émincez l'ail finement
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Saisissez-vous d'une grande casserole et faites rissoler l'aubergine dans de l'huile, à feu doux. Ajoutez l'ail émincé et faites cuire 30min en remuant régulièrement.
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Diluez la levure et le sucre dans l'eau. Laissez reposer 10-15 min jusqu'à ce que ça mousse
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Placez la farine et le sel dans un saladier, creusez un puits et versez l'eau/levure et la levure chimique: amalgamez petit à petit jusqu'à ce que le pâton soit formé et ensuite pétrissez vigoureusement pour obtenir une belle pâte lisse.
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Couvrez le saladier de film transparent et placez-le dans un endroit tiède pendant 1H30 au moins.
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Pendant ce temps, préparez la farce:
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Aubergines: près les 30 premières minutes de cuisson, ajoutez la sauce soja et le sucre dans les aubergines (et les épices si vous le souhaitez) et laissez encore mijoter 30 min en remuant. Les aubergines doivent être trèèès fondantes et le jus de végétation presque totalement évaporé.
Réservez et laissez refroidir
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Viande: mélangez tout et gardez au frais.
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Dégazez la pâte de divisez-la en 8 morceaux. Divisez la farce en 8.
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Étalez chaque morceau en un disque de 4 mm d'épaisseur, puis pressez les bords du disque pour les affiner et agrandir le disque
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Placez 1/8ème de la farce sur chaque disque et refermez la brioche et pinçant le bord pour faire des petits plis sur toute la circonférence, tout en repliant les plis sur le dessus.
(si vous voulez plus de clarté c'est ici)
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Placez les brioches sur un alu/sulfu/plateau légèrement huilé , couvrez d'un torchon et laissez lever juste 20 à 30 min.
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Saisissez-vous d'une sauteuse et faites chauffer de l'huile dans une grande sauteuse (à feu doux-moyen).
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Placez les baozis (il faudra peut-être faire plusieurs fournées) dans la sauteuse et lorsque cela grésille, versez la moitié de l'eau froide. Couvrez.
Laissez cuire 12 à 15 min en ajoutant l'autre moitié de l'eau au milieu.
Sous pression et En écoutant ses envies...
Opus hebdomadaire: les têtes de nègres
Je n'aime pas les têtes de nègres.
Ne voyez aucun propos sujet à caution dans cette affirmation -sauf si vous faites partie d'un lobby du sucre ou d'un mouvement de lutte pour la défense des bombes à diabète- je parle de la confiserie.
Il s'agit en partie d'un désaccord de mes papilles qui saisissent mal l'intérêt de la guimauve, particulièrement reposant sur un biscuit mollasson et recouvert de chocolat qui ne mérite que rarement cette dénomination.
Mais surtout, je n'aime pas l'idée d'avoir mangé des têtes de nègres. Parce que j'en ai mangé. Alors que même lorsque j'étais enfant, il fallait que je me force à surmonter un insidieux écœurement pour en finir une.
Mais j'en ai avalé, pourtant. De la même façon je mangeais les bonbons dont on faisait tourner le paquet à la récré, j'ai parfois mangé des frites ou des pâtes au lieu des salades multicolores et des viandes épicées et rôties qui se proposaient à moi, ou encore que j'achetais de ces glaçons colorés en revenant de l'école (non, en toute honnêteté j'aimais ces glaçons à l'inénarrable goût chimique, surtout les bleus électriques).
Les têtes de nègres, les autres gamins en achetaient des sachets à la fête foraine.
Ils étaient rapidement tout écaillés, écrasés et collants au plastique, ramollis à l'excès pour peu que l'automne soit clément cette année-là. Et pourtant chacun, moi y compris, s'en emparait.
Alors c'est idiot mais quand on me parle de « pression » du groupe je pense aux têtes de nègres. Et j'ai un peu honte.
Je suis rare en ce moment, période de partiels oblige. Voilà une semaine que je me gave jusqu'à l'excès de mots, dates et noms d'auteurs, comme le ferait une oie incapable de saisir des concepts dans leur complexité ou de développer un raisonnement personnel. Je me sens aliénée.
Mais cette période a tout de même trois avantages. Tout d'abord, il faut ajouter à l'observation précédente que j'intègre tout de même des connaissances et qu'une fois que celles-ci ont décanté, elles me nourrissent.
Ensuite, je me motive en pensant, intensément et fréquemment, à la joie extrême et manifeste que je connaitrais lorsque cela prendra fin.
Et enfin je profite pleinement de ce que j'ai décidé dés la première année: une étudiante en partiel a le droit de manger ce qu'elle veut quand elle veut (et croyez moi, cette étudiante là ressemble parfois un peu à une femme enceinte...).
Donc mardi, c'était Cookies.
(Et c'est aussi pour le premier anniversaire du blog, avec quelques jours de retard... Vous remarquerez que contrairement à ce que j'avais annoncé, je n'ai pas arrêté même si personne n'a testé le Hurzelsknopf de ma grand-mère. A croire que je n'ai décidemment aucune volonté.)
Ma recette c'est « la recette de cookies de la maman à K. », parce qu'originellement elle vient de là, même si a été un peu modifié.
Ils ne sont jamais les même. Parce que je ne mets jamais la même chose dedans mais aussi parce que c'est une des recettes que je fais quand je ne suis pas chez moi et qu'il me faut du bon. Donc le four change, le beurre change, le sucre change... et surprise à la fin.
Cette fois ils étaient bien épais et moelleux.
Pour une bonne vingtaine de cookies (pas trop gros)
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250g de farine
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100g de sucre roux (ou blanc à défaut) ou plus si vous les aimez plus sucrés...
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1 sachet de sucre vanille voi même quelques grains de vraie bonne vanille (fac.)
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½ sachet de levure
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1 œuf
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80g de beurre
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20g de lait
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2 càc de miel
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pépites de chocolat noir ou autre (ma version préférée restant chocolat-chocolat-chocolat, noir blanc et lait...)
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sel
Principe premier: tout le monde sait faire des cookies
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Si, si, la preuve:
Mélangez farine, sucres, sel et levure
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Ajoutez le beurre fondu et le lait, mélangez, puis ajoutez l'œuf, mélangez à nouveau et ajoutez enfin le miel et la garniture: ne mélangez toutefois pas trop entre chaque ingrédient, juste pour incorporer, la pâte est grumeleuse, c'est normal
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Sur une plaque couverte de papier sulfurisé, disposez de petits tas bien espacés (une grosse cuillère à café).
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Enfournez 9 à 11 min -après ça dépend du four- dans un four préchauffé à 220°C.
Laissez refroidir sur une grille (ou en manger un ou deux... ou plus, tièdes..)
Un (...) cookie, un thé indien bien lacté et sucré (moi qui ne boit que du thé noir sans-sucre-sans-lait)
Fin d'un partiel...
Habitudes
Texte hebdomadaire en provenance de mon cerveau tordu: la tarte aux framboises
C'était la première fois que la vue d'une tarte aux framboises la plongeait dans le désespoir.
C'était pourtant une bonne idée. Relativement bonne. Bonne en théorie du moins.
« Comme le communisme » avait ajouté son mari.
Il n'avait pas tort.
Évidemment elle ne s'était pas inquiétée quand les notes de Julien s'étaient améliorées,.
Et puis elle avait commencé à s'interroger.
Elle mâcha la tarte avec application.
« Alors, c'est comment?
- Euh... »
Il avait attendu les vacances pour lire le 12ème tome de sa saga favorite (« pour adolescents boutonneux » le moquait sa sœur).
Il ne regardait que le premier épisode de la série-du-soir.
Il avait pleuré la dernière fois qu'il avait eu une « mauvaise » note (le double de sa moyenne de l'an précédent).
Et il n'avait pas annoncé avoir battu un quelconque record à un quelconque jeu vidéo depuis 6 mois. D'ailleurs cela faisait 6 mois qu'on ne l'avait pas vu sur sa console.
« C'est meilleur non?
- Oui, on... il y a... clairement... »
Son mari préféra la couper plutôt que de la laisser sombrer:
« Mon fils, c'est incomparable ».
Ce n'était pas sain. Ils avaient cherché à intéresser leur fils à autre chose.
Elle avait refait tous ses plats préférés et dépoussiéré des ustensiles qui n'avaient pas servis depuis la dernière venue de la belle-mère.
Pari réussi: Julien s'était enthousiasmé. Il était même passé derrière les fourneaux.
Et c'est pour cela qu'ils goutaient la 27ème tarte aux framboises de la semaine.
Il avait changé de sucre, cette fois.
Il y a du soleil, ici. Je révise assise sur le rebord de la fenêtre, en guettant la progression du chat sur le mur du jardin. Je m'amuse de le voir la tête plongée dans le lierre comme elle le serrait dans l'eau s'il guettait un poisson.
Je salue ma voisine-du-dessous qui sort ses cactus au soleil et fume une cigarette en fermant les yeux de contentement, sous la caresse du soleil.
Je fais tous les jours les même choses, aux mêmes heures. Ce n'est pas désagréable, mais seulement parce que je sais que cela ne durera pas trop. Sinon je trouverais ça dangereux.
Je me réconforte avec le pain de ma boulangerie, la baguette aux graines de lin ou le gros pavé du week-end.
Grillé et tartiné de confiture (pêches de ma grand-mère ou framboises du papa de la colloc'), trempé dans le lait chaud, c'est du soleil qui coule dans la gorge.
Et puis, alors que je lis et relis les pages couvertes des petits caractères, tous serrés, qui finissent par danser sous mes yeux, je pense au repas du soir, et je le prévois copieux et réconfortant, comme les spaghettis carbonara aux courgettes de ce soir..
Mais la semaine passe vite, et j'ai un peu peur. Les examens ne sont pas si effrayants, mais on est toujours un peu craintif de sortir de ses habitudes. Et dans un mois ce sont deux ans d'habitudes que je quitte.
Tant pis, j'en prendrais de nouvelles. Et des belles. Je ferais plus souvent de la brioche par exemple.
Il y a quelques années, j'avais tenté de faire des Hot Croos Buns (viennoiseries anglaises, pour le vendredi saint). Résultat: des petits choses toutes plates, coriaces et sèches.
J'en avais gardé de la rancune à cette recette. J'ai récidivé avec celle-ci: victoire.
(Mais en fait surtout coupé en deux, grillé et tartiné d'une chose au chocolat comme du Philadelphia Milka).
Pour 9 buns
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250g de farine
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25g de beurre mou
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35g de sucre
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½ œuf (si, si)
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10 ml de lait
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10g de levure fraîche
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½ càc de sel
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½ càc de cannelle
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50 g de raisins blonds (sultanides)
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œuf pour dorer
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25g de farine + 2 càs d'eau pour les croix
Avec les petits bras musclés:
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Diluez la levure dans le lait tiédi avec ½ càc de sucre. Laissez reposez jusqu'à ce que ça mousse (10 à 20 min)
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Dans un grand bol, mélangez la farine, le sucre, la cannelle, le sel et les raisins.
Creusez un puits et versez le mélange lait/levure et le demi-oeuf battu.
Mélangez avec une cuillère en bois en incorporant progressivement la farine (donc en travaillant petit à petit, à partir du centre du bol vers les bords).
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Lorsque le pâton se forme, ajoutez le beurre mou, coupé en dés, et pétrissez vigoureusement pendant au moins 10 min. La pâte doit être finalement très molle et lisse mais pas gluante non plus (au besoin, ajoutez de l'eau ou de la farine).
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Boulez, placez la pâte dans un saladier et recouvrez d'un torchon humide.
Laissez doubler de volume (1H30 pour moi)
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Dégazez la pâte et divisez-la en 9 morceaux. Faire une petite boule avec chaque morceaux et disposez les côte à côte sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Elles ne doivent pas se toucher mais être assez proche pour se rejoindre après la deuxième levée.
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Justement, faites donc encore lever la pâte sous un linge humide, pour que les boules doublent de volume.
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Mélangez la farine et l'eau pour former une pâte épaisse et lisse.
Incisez les boules de pâte sur leur sommet, en croix (lame de rasoir ou couteau bien aiguisé).
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Badigeonnez d'oeuf battu (la moitié restante, par exemple) et, à l'aide d'une petite cuillère, formez une croix avec le mélange farine/eau (sur et dans le prolongement des incisions).
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Enfournez 15 min dans un four préchauffé à 200°C (avec un récipient -style boîte de conserve- plein d'eau dans le four durant le préchauffage et la cuisson).
Une fois les buns bien dorés, sortez les et laissez les refroidir sur une grille.
Nourritures nomades
La tarte aux fraises de la boulangerie au coin de la rue est honorable. En tout cas elle cale convenablement les brusques envies de sucre qui peuvent m'assaillir.
Celle, plus luxueuse, que je m'offre lorsqu'un événement m'amène dans un bon restaurant ou un salon de thé réputé, est toute différente.
Elle cherche à se constituer en chef-d'œuvre pâtissier par la perfection techniques et l'équilibre des goûts et, simplement.
Las, elle est souvent bien moins à même d'assouvir mes désirs que la première.
Évidemment, il y a celle de ma mère.
Je ne dirais rien de sa recette -vous avez la vôtre et sans aucun doute vous l'aimez- et si sa simplicité ne me permet pas d'atteindre l'extrême pointe de la gourmandise, la nostalgie qu'elle contient fait oublier ce défaut.
Mais la tarte aux fraises, la vraie, ce fut cet ouvrage brinquebalant. Un sablé breton sur lequel une fraise solitaire oscillait, d'autant plus qu'elle était déséquilibrée par la bougie qui la transperçait.
Elle me l'avait tendu avec le sourire rayonnant -et un peu contrit- de celui qui a une volonté débordante de faire plaisir sans en avoir les moyens.
Je n'en ai fait qu'une bouchée, mais mes lèvres s'en souviennent encore.
Aujourd'hui c'est la tarte aux fraises et le plaisir des nourritures nomades.
J'aime ces dernières depuis que j'ai découvert que manger froid, manger pas-chez-soi, ça ne voulait pas dire manger un sandwich sans attrait (petit apparté: j'ai des gouts extrêmement difficiles en sandwich).
Alors comme prévu me voilà imitant ces ribambelles de délices avec mes propres boîtes à miam (J'espère qu'elle acceptera que je reprenne l'expression).
Ne croyez toutefois pas que je me contentais de cela, ces boîtes étaient toujours accompagnées d'un thermos ou d'une bouteille d'eau et de quelques petits gâteaux.
Riz & omelette aux petits pois Champignons poêlés et quenelles de feta
Galettes de carottes & riz Muffins épinards/parmesan
Bricks épinards-ricotta Gaufres carottes-comté
Riz & oyako-don loupé (mais bon) tresse aux poireaux
Riz & namul d'épinards & kimpira de carottes Cakes chorizo-chèvre
Nouilles sautées aux épinards et champignons noirs
Ce qu'on fait d'aimer et des mets
Opus de la semaine: le loukoum
Je ne me suis pas méfiée.
Quand il est arrivé, il n'a rien changé.
Pas vraiment.
Et puis un matin, alors que je tendais la main vers ma tasse, elle s'est refermée sur le vide. Manqué de quelques centimètres. Rien de grave.
Quelques jours plus tard, il n'y avait plus de lait dans le frigo.
Il a fallu que j'attende un livreur, pas longtemps, mais il faisait beau dehors.
Parfois il manquait du pain pour le soir. Rien de grave.
Et un jour il m'a appelé « Mon loukoum ».
« Pas ça! » Mon âme a hurlé et ses yeux sont restés innocents. Il ne comprenait pas.
Je l'ai mis à la porte.
Trop tard. Je n'ai plus pu savourer de loukoums. La mièvrerie avait entaché ma gourmandise.
Il m'avait volé la poésie.
Parfois les bons mets sont entachés. Entachés par les mots ou les actes, entachés par le repas qui n'a pas été ce qu'il aurait du (c'est à dire ce qu'on rêvait).
Ce n'est pas le cas de ce plat ci. Pourtant j'avais fondé tellement d'espoir sur celui-ci qu'il aurait pu.
Mais il était si savoureux que tous mes espoirs se sont retrouvés fondés.
Il se trouve que je vous une adoration assez manifeste aux gnocchis, particulièrement accompagnées de fromage (j'ai en mémoire un plat de gnocchis aux 4 fromages savourés à Rome qui reste un grand moment de gourmandise).
Alors quand j'ai vu chez Loukoum°°° cette recette de gnocchis en bouillon de parmesan, j'ai su qu'il fallait que je me lance.
Mon seul problème a été pour l'incorporation du beurre: je n'ai pas réussi à bien lier le bouillon et le beurre surnageait.... J'en ai donc ôté pas mal (ce n'était pas joli), raison pour laquelle il y en a moins dans ma recette. Mais franchement, il n'y a pas besoin de plus!
C'est une recette de William Ledeuil, mais franchement simple, donc ne vous laissez pas impressionner par le nom et tentez le coup... je vous mets au défi de ne pas récidiver par la suite!
Pour 3 personnes en plat principal
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200ml de bouillon de volaille
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200 ml de lait
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150g de parmesan
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20g de beurre
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Quantité Souhaitée de Gnocchis de pomme de terre (400g pour nous)
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1 citron jaune non-traité
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1 càs d'huile d'olive
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60g d'abricots secs moelleux
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quelques feuilles de basilic thaï (mais du normal doit bien marcher aussi)
Modus Operandi
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Râpez le parmesan (ça, c'est le plus long) et coupez le beurre en petits morceaux
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Portez à ébullition le bouillon et le lait.
Hors du feu, ajoutez le parmesan râpé et le beurre coupé en morceaux. Fouettez pour incorporer le beurre. Mixez. (Normalement on peut aussi passer le bouillon au chinois, mais je n'avais pas envie de perdre la moindre molécule de parmesan, donc j'ai évité!)
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Zestez le citron jaune. Si vous utilisez une râpe microplane, vous pouvez vous contenter du zeste alors produit, sinon ébouillantez le pendant 1 min puis égouttez-le et émincez-le très finement.
Mélangez le zeste avec l'huile d'olive et réservez
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Coupez les abricots en petits dés
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Faites cuire les gnocchis dans un grand volume d'eau salée (jusqu'à ce qu'ils remontent à la surface). Egouttez-les, refroidissez-les et réservez.
→ Vous pouvez faire tout cela à l'avance et la suite au moment du repas.
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Dans une grande sauteuse, portez à ébullition 4 petites louches de bouillon de parmesan.
Ajoutez les gnocchis, baissez un peu le feu, et remuez jusqu'à ce que presque tout le bouillon soit absorbé. Ajoutez alors les zestes et les abricots.
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Répartissez les gnocchis dans des bols et ajoutez le reste de bouillon (réchauffé à part, en fouettant).
Parsemez de basilic....
Bulle de confort
Il s'est mis à pleuvoir à Besançon.
A Lyon c'était pareil. En arrivant sur le quai, ce n'était que de l'eau, verticale un peu désagréable mais plutôt inoffensive.
Par contre à la sortie de la gare, le mur. L'eau qui devient presque mauvaise. Pour un peu je dirais sournoise.
L'eau glacée et insinuante, presque douloureuse dans le tranchant de ses gouttes. Et franchement douloureuse dans la façon qu'elle a de briser la petite bulle de chaleur que l'on s'est construite à l'aide d'un bon livre et de chocolat au lait.
Ma semelle gauche a de plus perdu toute qualité d'étanchéité.
Tout cela pour dire que j'ai vécu des retours plus joyeux.
Heureusement l'appart était là, la colloc' aussi. Chauffage branché, chambre tiède, thé chaud et doux cliquetis en provenance de la chambre voisine -signe de présence et de continuité- m'ont permis de reconstruire un peu de chaleur.
Dans le train il y avait un enfant qui a sorti un énorme recueil de la Fontaine et a travaillé à une rédaction en mangeant un gros bout de brioche et les oreilles d'un lapin de Pâques.
Derrière, une femme tranquille en habits vert pomme lisait Tocqueville avec un sourire entre admiration et contentement. Un jeune homme -dont la largeur d'épaules auraient pu justifier qu'il occupe deux places- a lu un magazine sur la musculation puis a engagé avec une discussion avec sa voisine. Il avait la voie prudente et attentionnée lorsqu'il lui donnait la réplique au sujet de sa -défunte- mère, de ses enfants et petits enfants.
Et il y avait tous les autres, comme empêtrés dans les ennuis qui avaient commencés avant le voyage.
Pendant les vacances, j'ai enfin fait ce pain au lait, qui me donnait envie depuis longtemps et dont les multiples reprises ont achevées de me convaincre (sauf que n'ayant pas de lait en poudre, j'ai zappé cette partie)
Il a tenu ses promesses. Moelleux, léger, à la texture dense et douce tout à la fois (les yeux fermés, on aurait pu confondre la mie avec du velours).
La préparation demande de s'y prendre la veille pour former le « Tang Zhong » et le laisser reposer.
Comme il faut pétrir très longuement la pâte, je vous conseille l'usage du robot, tout de même.
Pour un gros pain au lait avec une méthode chinoise
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25 g de farine
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125 g d’eau de source
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350 gr de farine
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50 gr de sucre
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1 cuillère à café de sel
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15 gr de levure fraiche
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1 œuf
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125 g (12,5 cl) de lait + un peu pour dorer
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30 gr de beurre mou
La veille
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Mettez la farine et l'eau dans une casserole. Chauffez sur feu moyen tout en fouettant sans cesse pour obtenir la consistance d'un roux (ce qui sert de base à une béchamel...)
En principe le mélange doit atteindre 65°C, dans les faits, il suffit d'obtenir un mélange homogène dans lequel le fouet laisse des stries en passant.
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Transvasez le tout dans un bol, laissez refroidir et filmez au contact.
Placez le Tang Zhong au réfrigérateur pour 6H ou une nuit.
Le jour même
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Sortez le Tang Zhong au moins une demi-heure avant de l’utiliser.
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Fouettez ensemble le lait, le Tang Zhong et l'œuf
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Dans le bol du robot mélangez la farine et le sucre. Émiettez la levure au dessus.
Puis, dans un puits, ajoutez le mélange liquide et commencez à pétrir.
Ajoutez le sel après quelques minutes
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Pétrissez environ 15 min pour obtenir une pâte bien homogène et élastique.
Ajoutez le beurre mou et continuez à pétrir jusqu'à ce que la pâte se détache des parois (mais elle va rester collante et humide). J'ai laissé le robot pétrir pendant encore 15 min pour ma part.
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Formez une boule avec la pâte, déposez là à nouveau dans le bol du robot et laissez la lever pour qu'elle double de volume (1H environ), recouverte d'un torchon
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Renversez le pâton sur un plan légèrement fariné et divisez le en 4. Boulez chaque morceau, recouvrez-les du torchon et laissez-les reposer 10 min (temps de détente)
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Puis étaler (au rouleau) chaque morceau en forme d'ovale. Repliez l'ovale en porte feuille (dans la longueur) et étalez à nouveau en rectangle (grossier). Roulez le rectangle sur lui-même.
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Disposez les 4 rouleaux ainsi formés dans un moule à cake beurré (25 cm de long chez moi), couvrez du torchon et laissez à nouveau doubler de volume (1H)
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Badigeonnez d'un peu de lait et enfournez pour environ 30 min dans un four préchauffé à 180°C.
- A conserver bien renroulé dans un torchon ou un sac à pain
Stratégie et calcul
Toujours le même principe: chaque semaine, un texte de 1 500 mots autour d'une pâtisserie (et je suis toujours dans l'attente de propositions/demandes!):
Ma jetait sur son four un œil accusateur et menaçant.
Elle commençait à perdre patience.
Sur sa table s'alignaient, accusatrices, les fournées précédentes.
Aucune n'avait supporté l'épreuve ultime qu'elle leur avait fait subir.
A vrai dire, elle trouvait les pâtissiers actuels bien imprévoyants. Le gâteau aux pommes: voilà un dessert qui pourrait être décliné, réinventé, investi par par une concurrence sans merci.
Mais aujourd'hui on ne faisait plus de gâteaux aux pommes ou de tartes aux fraises. On faisait ces choses.
« Que sont donc devenues les vieilles recettes de ma grand-mère? » grommela la femme en ouvrant le four.
La coque était lisse et semblait robuste. Elle la fixa de son regard intense, la mettant au défi de ployer.
Las, lorsqu'elle posa avec douceur la lime dessus, un craquement sinistre résonna pour la dix-septième fois dans sa cuisine.
Non, vraiment, aucun pâtissier parisien n'avait du tenter d'introduire une lime dans un macaron géant. Autrement, ils auraient sans aucun doute choisi de lancer une mode différente.
« C'est pas encore ce soir que les p'tits vont manger avec moi... »
Moi j'ai toujours bien aimé les gens qui mangeaient avec stratégie.
Qui découpent leur pizza en une forme géométrique étrange. Qui mangent leur barre chocolatée en rongeant certaines couches en premier. Qui suivent un cérémonial.
Alors j'aime bien les repas où l'on met tout sur la table et chacun se débrouille.
Récemment je suis tombée là-dessus et ni une, ni deux, je faisais le week-end suivant des carnitas pour moi et la colloc' (en m'inspirant aussi de cette recette). De la viande de porc mijotée, confite, épicée... elle s'effiloche toute seule et avec juste des tortillas maison (excellentes aussi!) et un peu de tomates (ou même sans)... le paradis n'est pas difficile à atteindre (juste un peu long: 2H30 à 3H de cuisson).
Pour deux personnes
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400g de rôti de porc pas trop gras (ou épaule, ou échine dans la recette d'origine)
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40 cl de rooibos à la vanille. Ou de thé, ou de bouillon, ou d'eau même (la quantité dépend de votre contenant)
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10 cl de jus d'orange (2 oranges environ)
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1 feuille de laurier
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½ càc de cannelle
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½ càc de cumin
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piment, sel, poivre
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½ càs de sucre
On s'y met un peu à l'avance:
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Coupez le porc en gros morceaux, essuyez-les et salez-les
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Faites chauffer de l'huile dans une cocotte en fonte (ou une grande casserole toute bête, j'ai testé les deux!). Placez y les morceaux de viande et laissez les dorer sur toutes les faces, longuement, sans trop les remuer, pour les faire caraméliser.
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Ôtez la viande de la cocotte (ou casserole...) en conservant les sucs.
Déglacez la cocotte (ou.... z'avez compris) avec le rooibos chaud et le jus d'orange. Ajoutez les épices (peu de sel car la viande est déjà salée).
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Remettez la viande dans la cocotte. Si nécessaire ajoutez un peu de liquide, juste pour couvrir la viande.
Couvrez la cocotte/casserole/autre et laissez mijoter à feu très doux pendant 2H30 à 3H.
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A mi-cuisson, retirez le couvercle pour faire réduire le liquide. Remuez de temps en temps la viande pour l'enrober sur toutes ses faces et éviter qu'elle ne dessèche.
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(Si le jus réduit trop vite, ajoutez un peu de liquide pour poursuivre la cuisson!)
Les Secrets
Culinarisation de la semaine: le crumble.
Bizarrement, et ce n'était pas mon attention, je le trouve triste. Zut alors (quoique je doute de ma capacité à écrire un texte joyeux après avoir lu la Nausée).
Il descend, très lentement, les escaliers. Une fois parvenu en bas, sans avoir fait grincer une seule marche, il se remet à respirer. Avec la même lenteur, il progresse vers la cuisine.
C'est en assez, aujourd'hui il va savoir.
Il en a marre que les adultes lui mentent. Il veut connaître les secrets, percer le mystère, combler le gouffre qui le sépare de ses parents.
Il colle un œil dans la fente de lumière qui ouvre sur la cuisine.
Là, pendant plusieurs heures, il guette.
Et il s'enfonce dans des abimes de perplexité.
Le soir, il est triste: il sait que sa mère l'a percé à jour. Ayant senti sa présence, sans aucun doute, elle a renoncé à utiliser le Secret.
Puis, c'est le choc.
Les pommes sont parfaitement fondantes, à l'ultime limite du compotage. La pâte n'est ni blanchâtre et mollassonne, ni crissante et brune, comme elle se révèle alternativement quand lui même tente de reproduire ce miracle.
Le crumble a le même goût qu'hier et que toutes les fois précédentes. Il n'y a eu ni balance, ni jauge ni minuteur, et il est parfait.
Il songe avec désespoir qu'il ne lui reste plus qu'à obéir à ses parents et à aller sagement à l'école pour apprendre tout ce qui fera de lui un adulte.
Des années plus tard, il ne comprend toujours pas.
Je viens de me rendre compte qu'il n'y avait, je crois, aucune recette de risotto sur mon blog. Pourtant j'en fais une consommation proprement hallucinante.
Remarquez que cela s'explique sans doute par la relative difficulté à prendre une photo de risotto.
Tant pis, celui-là était si bon qu'il faut que je vous en parle.
Donc, un risotto au poires et au parmesan, tout simple, tout blanc. Dans la recette originale, il y a aussi du champagne, mais il se trouve que je suis étudiante.
En tout cas, en plus de cette recette, cette jeune femme m'a sorti du traumatisme du risotto (oui, pendant des années j'ai été infoutue de réussir un risotto), grâce à ce billet de Secrets et je l'en remerce!
Pour 2 personnes:
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120g de riz pour risotto
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50 g de parmesan
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2 petites poires (ou une grosse, évidemment) qui se tient un peu à la cuisson
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½ oignon blanc ou, mieux, une échalote
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1 verre de vin blanc sec
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du bouillon chaud (un peu moins d'1/2L je crois...)
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sel et poivre
Recette-remonte-moral-du-mercredi-soir
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Coupez une des poires en petits dés.
Émincez l'oignon.
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Faites revenir l'oignon dans du beurre et dés qu'il est un peu coloré, ajoutez la poire et le riz. Remuez jusqu'à ce que le tout devienne translucide.
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Ajoutez le vin et laissez évaporer. Puis ajoutez une première louche de bouillon et salez légèrement.
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Versez petit à petit, louche par louche, le bouillon, dés que la précédente est évaporée, tout en remuant à la cuillère en bois.
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Pendant ce temps, faites sauter l'autre poire, coupée elle aussi en dés, dans du beurre.
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Une fois que le riz est cuit, éteignez le feu et ajoutez poire et parmesan. Salez et poivrez (attention au sel, il y a déjà du parmesan!)





















































