Le ciel y a pourvu. Il a envoyé ce qu'il fallait – littéralement.

Le vent emmêlait les cheveux, rentrait par le col et les amples manches. Il avait la fraîcheur adaptée à la fine tiédeur de vendredi soir. Il mêlait sa voix à celle de la chanteuse, sur le rythme d'une promenade devenue hallucinatoire.
La pluie battait le toit. Elle scandait d'étranges variations sur les vitres. La nuit de samedi à dimanche se dessinait en formes-sons.
Le soleil tombait sur la peau. Il se mêlait à la lumière blanche, nuée de jaune et rose pastel, du dimanche matin. Philtre de chaleur, sans filtre de nuage, il réchauffait tout en douceur.

Parfois, le monde susurre une météo d'amour.

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(Ce jour-là, première tentative, j'ai eu peur de plus le cuire. Mais en fait il est meilleur quand il devient vraiment bien noir aux extrémités !)

Moi – vous commencez à le savoir – je dis mieux mon amour par la cuisine. Si je prépare un repas, c'est que j'aime, parfois juste un peu, mais ce peu là est nécessaire. (Pour ce chou-fleur, j'aimais beaucoup.)

Le chou-fleur façon Miznon, je l'ai découvert ici. Puis, lassé de le voir partout, j'ai mis plus d'un an à le cramer – quelle erreur. Grillé-caramélisé-fondant, il est à réitérer (d'ailleurs, la recette fonctionne aussi avec des brocolis, même des petits !)

Chou-fleur cramé à la Miznon

  • 1 chou-fleur

  • Sel & fleur de sel

  • Huile d'olive

Modus operandi :

  • Ôter les feuilles extérieures du chou, garder la couche la plus intérieure.

  • Faire cuire le chou, entier, dans une casserole d'eau bouillante salée pendant 15 minutes.

  • Préchauffer le four à 240°C.

  • Laisser tiédir le chou. Puis, le « masser » délicatement avec les mains huilées. Saler à la fleur de sel.

  • Le poser, droit et fier, sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, et l'enfourner pour 45 minutes.

  • Rajouter éventuellement un peu de fleur de sel à la sortie du four.

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