Je suis en plein repas de famille. Cette affirmation peut sembler sujette à caution, si l'on tient compte de l'heure mais sachez qu'il a commencé à onze heures, se poursuit avec le dïner, voir la cargolade  (Savez-vous ce que c'est?) pour ceux comme moi qui jouent les prolongations.

Longtemps, la formule « repas de famille » n'a pas éveillé en mois de formidables élans d'enthousiasme. Il s'agissait d'une époque d'enfance où cette formulation désignait les repas de famille tels que je les connaissais dans le Nord.

Pas le repas de famille-proche de Noël ou Pâques, qui a toujours su exsuder cette douce ambiance où l'on se pelotonne comme dans un cocon, dans un sentiment de calme confiance. Le « repas de famille » c'était le repas au restaurant, réunissant une (bonne) vingtaine de personnes et, franchement, mortellement ennuyeux. Cette dernière impression s'explique par mon âge et celui, moyen, des autres participants.

Celui-ci me semblait alors canonique. En effet, la configuration de ma famille « Nordique » fait, tout d'abord et en toute logique, que je n'y suis liée que par la lignée paternelle. Et de ce côté là, la marmaille se fait rare. Ma seule cousine étant bien plus jeune que moi, toute conversation avec elle a d'abord été inexistante, rare puis difficile avant qu'une communication ne devienne possible, les centres d'intérêt d'enfants de 6 et 12 ans étant relativement divergents.

Je ne vous dresse pas le portrait exhaustif des descendances et disputes qui ont fait notre solitude, à la Sœur et moi, lors de ces repas.

 

Puis, j'ai connu le repas de famille Sudiste. Franchement, il m'est difficile d'expliquer d'où provient la nette différence d'ambiance. Sans doute en partie de la moyenne d'âge qui, pour le coup, redescend.

Mais le Sud a vraiment, dans le sens possède en propre, cette camaraderie si particulière. Comme si n'importe qui attendait simplement de connaître le plus petit lien existant entre lui et vous pour vous agréger à sa communauté. Il n'y a pas de besoin de se connaître depuis longtemps, d'attester par la durée le lien. Il faut simplement « être des leurs », quoique cela veuille dire.

 

Comme d'habitude j'aurais envie de vous dresser le portrait de chacun. Mais je n'ai pas cet art de décrire en quelques mots une personnalité, flamboyante à sa façon, discrètement, exceptionnelle par la découverte que chacun l'ait.

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Comme je vous parle de repas de famille, je vais vous confier une recette d'été (pas de moi, trouvée ici et originaire de là), qui se partage bien entre membres de la famille et se tartine encore mieux!

Donc pour un gros pain au pesto

  • 350 g de farine

  • 1,5 càc de sel

  • 1,5 càc de levure déshydratée ou 15g de levure fraîche

  • 250 ml d'eau tiède

  • 50g de pesto

Et, hop:

  • Délayez la levure dans l'eau. Laissez gonfler 15 min et ajoutez au mélange de farine et sel.

    Pétrissez jusqu'à ce que le mélange soit souple et élastique (comme d'hab, au pire vous pouvez rajouter eau ou farine).

    Boulez et laissez reposer 1H30 à couvert.

  • Si vous le faites vous-même, préparez alors votre pesto (au feeling, avec parmesan, basilic, huile d'olive et pignon....Comme vous le sentez!)

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  • Étalez ensuite, après dégazage, la pâte en rectangle. Tartinez-la de pesto. 

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  • Repliez-la en rabattant le bord gauche puis le droit, de manière à diviser le plus grand côté par trois.

    Tartinez à nouveau et repliez à nouveau en 3, pour diviser en 3 la longueur.

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  • Laissez reposer le pain ¾ d'heure

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C'est-y pas beau, ça?

  • Puis enfournez-le 30 min à 230°C en couvrant de papier alu si il dore trop!

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