D'une conversation sur le communisme pour commencer (la future Immortelle jugeant que le système n'est absolument pas défendable en se fondant sur les exemples d'application qui ont existé et un certain polonais et moi-même défendant le point de vue selon lequel le communisme en tant qu'idéologie comme il était initialement conçu n'a jamais été appliqué... Mais là n'est pas le sujet et le communisme est loin d'être un de mes chevaux de bataille favori) j'ai, pour moitié sérieusement pour moitié en riant, présenté mon opinion depuis longtemps établi que le seul régime politique qui pourrait réellement œuvrer à améliorer la situation d'un pays (c'est à dire un ensemble de gouvernés donnés) serait le despotisme éclairé.

Faisons ici une autre parenthèse: je n'ai rien contre la démocratie car, pour l'instant, j'estime que c'est le système le plus moralement défendable. En effet l'argument qui empêche toute mise en place de ce système éclairé tient en la nature qui le ferait fonctionner: si un seul individu a tout le pouvoir pour améliorer les choses sans être contrecarré contre un quelconque groupe de pression ce seul individu finira bien par mourir. Et l'histoire a toujours prouvé qu'à un premier dirigeant qui peut être bénéfique succède généralement un autre qui a l'amour du pouvoir ou de l'argent et en aucun cas le souci de ses gouvernés.

 

Ce cap de la conversation étant franchi, le Polonais me réplique que la solution serait de remplacer ce despote éclairé humain et donc mortel par autre chose comme une entité électronique. En restant dans le postulat précédent (et en passant au-dessus de l'impossibilité actuelle de créer une telle entité intelligente et au-dessus des problèmes liés au fait que les programmateurs sont, eux, humains) cette solution paraît envisageable.

Mais j'estime personnellement qu'un tel despote a bien plus de chances d'être « renversé » qu'un despote humain (même malveillant). Il me semble que les humains ne pourront jamais se débarrasser d'un sentiment à double face composé à moitié de la certitude en la supériorité de leur race et pour l'autre moitié en la méfiance envers tout ce qui est mécanique ou électronique.

Pour ce que valent ces exemples on peut penser à l'agacement instantané de chacun devant son ordi qui rame, une photocopieuse en plein bourrage ou un programme qui révèle une faille dans un tri des données. Ce n'est jamais, dans ce premier mouvement (irraisonné), les programmateurs ou constructeurs qui sont mis en cause mais la machine elle-même.

D'un autre côté, si nous nous penchons sur l'intérêt général (bien qu'en apprenti-sociologue je conçois que cette formulation soit sujette à caution) qui transparaît dans les médias pour les nouvelles technologies, invention ou découverte, il me semble que la seule chose qui a su mobiliser l'enthousiasme fut la conquête spatiale, c'est à dire le sujet par excellence qui met en avant l'être humain ou l'humanité (alors que, personnellement, je vois mal l'avantage que l'on tirerait à coloniser d'autres planètes tant que de nouveaux organismes vivants ne sont pas découverts). Au contraire, une construction qui m'enthousiasme particulièrement, le LHC (Large Hadron Collider) qui pourrait permettre d'expliquer les 90% de la masse de l'univers pour lesquels nous n'avons que des suppositions, qui a déjà permis d'amasser tant d'informations qu'il faudra 50 ans pour tout traiter, qui contient sans doute la solution du Boson de Higgs.... n'intéresse qu'une poignée d'individus.

Notons encore qu'une fois le raisonnement arrivé à ce stade le Polonais me renvoya dans les cordes avec grande classe en expliquant que plutôt qu'une entité entièrement électronique il pensait plutôt à un représentant de la trans-humanité. En considérant cette idée la chose me semble déjà plus envisageable bien que les quelques recherches et théories en ce sens ont tendance à tourner à la secte ou à s'attirer la méfiance généralisée. Dans la continuation de mon idée précédente je suppose donc que pour que ces conceptions soient adoptées ou seulement acceptées il faudrait les mettre en, place dans un mouvement commençant par un changement de dénomination. « Trans-humanité » contient dans sa définition même le fait qu'il s'agit d'une chose autre que l'humanité ce qui, à mon sens, ne peut que déclencher un réflexe de recul lié au double sentiment orgueil/méfiance.

Mais à partir du moment où la trans-humanité n'est plus conçue que comme l'humanité dans sa continuation logique (ne mettant donc en avant que ce que chacun considèrerait comme constitutif de l'être humain) il me semble qu'elle serait acceptée.

 

Et puis pour ceux qui ont eus la force de me suivre jusqu'ici j'offre la recette (inspirée très très fort par celle-ci) de gâteaux tout moelleux (si vous avez la hantise du gâteau sec, aucun danger) à la poire.

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Je suis généralement une intégriste du fruit, même si je me guéris en ce moment de cet extrémisme, et les préfère souvent crus. Mais la poire fait exception car, pour le coup, je ne la mange jamais que cuite et là, bien fondante, accompagnée de ses deux grands copains chocolat et amande, ça vaut le coup.

(Avec Eddy Mitchell; 16 Tonnes particulièrement; en fond sonore)

Donc pour 6 gâteaux taille muffins (mais qui n'en sont pas)

  • 1 grosse poire ou deux petites (250 g en tout) (Abbé Fetel pour moi)

  • 75 g de chocolat noir

  • 100g de poudre d'amande

  • 40 g de sucre glace

  • 2 oeufs

  • 25g maïzena

  • 1 càc levure

  • 1càc d'Amaretto (facultatif mais ça bonusse bien)

Même pas besoin de vos neurones

  • Râpez/hachez le chocolat. Et ça c'est le plus long. Mais courage, ça le vaut.

  • Mélangez la poudre d'amande, le chocolat, la maïzena et la levure)

  • Mélangez au fouet électrique les œufs, l'Amaretto et le sucre glace jusqu'à ce que ça soit bien plus blanc et trèèèès mousseux.

  • Ajoutez le mélange sec à l'œuf en délicatesse (pour que tout le mélange ne retombe pas).

  • Pelez et la poire et coupez en les trois quarts en petits dés. Ajoutez les dans la pâte.

    Coupez le reste de la poire en fines lamelles.

  • Beurrez et farinez bien les moules ou, mieux, mettez des coupelles en papier, les gâteaux sont hyper humides et moelleux et le démoulage (même avec du silicone) est acrobatique.

    Répartissez la pâte dans les moules et ajoutez les lamelles de poire et les enfonçant légèrement.

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  • Cuire 20 à 25 min à 160°C. Laissez tiédir et démoulez. Dites vous très fort que c'est léger pour vous décomplexer (et puis c'est vrai, même pas de beurre) et ne résistez pas.

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