30 mai 2016

Sauvées

Deux bouées s'accrochent l'une à l'autre. Elles font barrage. Elles aplanissent la houle. La tempête les noiera peut-être. Pas grave. Parce que à deux c'est mieux.Elles ballottent sous les vagues de mots. Dans la nuit, les racontars ont croisé Baudelaire. Les poèmes s'entrecoupent de récits de petites joies. Le fils et le père mangeant leur glace fast-food. Le chat venu dire bonjour. L'orgue s'échappant des vitraux. Les rimes improvisées. Elles font taire la grande douleur. Le j'en-peu-plus qui n'avait pas de réponse.Être deux c'est... [Lire la suite]
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23 mai 2016

Lâcher-prise

Les chiffres rouges sont le dernier repère. L'information est factuelle. Elle ne demande aucun effort d'interprétation. Soleil et nuit sont, eux, trop difficiles à décrypter. 11 heures. 14 heures. 15 heures. Puis, d'un coup, 20 heures. Tentative de se lever : une jambe, la seconde, un coup de reins. Nausée et vertige surviennent. Les yeux se ferment, la main cherche le mur. Une seconde, puis une minute, passent avant que la position verticale devienne supportable. Le couloir est long. L'appartement est vide. Aucune aide n'est... [Lire la suite]
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16 mai 2016

1, 2, 3 … Soleil ?

L'air est frais – froid, même. La peau refroidit un peu plus à chaque minute. Seul le soleil pourrait rabattre cette chair de poule matinale. Mais il joue à cache-cache. Il ne sort des nuages qu'à l'heure où les jambes ont glissées sous le bureau. Il fuit toutes les tentatives de promenades. Sans parler des soirs qui s'installent dès le lever du jour.Mais même absent, le soleil reste présent. Il dure, dure, dure. Et de plus en plus ! Le soleil est mon cauchemar. Les rayons chuchotent. Ils interdisent le repos. Rappellent ce qui... [Lire la suite]
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11 mai 2016

L'heure des parents

D'un côte de la ligne, la soirée commence ou est bien entamée. De l'autre, elle est encore en projet(s). Ils sont étudiants, jeunes ou moins jeunes travailleurs, et appellent leurs créateurs chaque semaine. Je les entends. Les fenêtre de leurs appartements, ouvertes sur la tiédeur du soir, donnent sur la cour. Celle-ci résonne de voix affectueuses, parfois réprobatrices ou agacées : « Mais-euh maman ! » (ou sa déclinaison paternelle). Je ris lorsqu'ils se creusent la tête : que faut-il raconter, cacher ou... [Lire la suite]
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