Elle a d'abord été bruit. Un bruissement inaudible, qui est languissant comme une chanson sur la nostalgie, et vrillant comme une perceuse. Puis elle a pris forme: une petite bille juste là, devant, en haut, à gauche. Maintenant elle prend un poids. Elle pèse sur les idées et pensée (tentatives de –), petit pois ou enclume, selon les heures.

Elle est sortie de la non-zone, là où sont les envies et pulsions. La fatigue s'adresse directement à ma conscience. Chaque fibre du corps hurle. « Dors ! ». Chacune lutte.« Ne dors pas ! ». Mes cellules sont schizophréniques.

Et la nuit ? La nuit je n'ai pas sommeil.

brownie1

Gâteau des heures sans elle, sorti du four vers une heure du matin.

Il est riche en chocolat, sucré-salé au poivron, piqué de piment. Il est cuit assez lentement, à four assez doux, pour juste se tenir, tout en crémeux.

Vous adorerez ou trouverez ça trop bizarre. J'ai suivi l'idée de Letitia et ajouté le sirop du poivron confit, réduit jusqu'à ce qu'il crie pitié.

Pour un brownie au poivron confit (20*20 cm)

  • 1 poivron rouge

  • 80 g de sucre

  • 10 cl d'eau et le jus de 1 citron

  • 200 g de chocolat

  • 125 g de beurre demi-sel

  • 100 g de sucre

  • 3 gros œufs

  • 2 càs de Maizena

  • 1 càc de piment d'Espelette

Modus Operandi

  • Couper en deux le poivron, l'épépiner et le découper en morceaux de 2*2 cm (voir plus petits)

  • Porter l'eau, le citron et les 80 g de sucre à ébullition. Y plonger le poivron et cuire 15 min à feu doux en remuant.

  • Laisser refroidir dans le sirop puis égoutter.

  • Faire fondre le beurre avec le chocolat. Ajouter le sucre, puis les œufs un à un, la Maïzena et le piment. Bien mélanger entre chaque.

  • Ajouter enfin le poivron, mélanger et verser dans le moule couvert de papier sulfurisé (légèrement beurré pour moi).

  • Enfourner pour 15 min à 180°C (pour Letitia), 25 min à 160°C (pour moi, avec un four aux thermostats plus qu'imprécis).

  • Manger froid, avec le sirop du poivron réduit pour devenir nappant.

brownie2