Il croit que notre histoire a commencé dans un bus.
Il se trompe de plusieurs heures. J'ai planifié notre rencontre durant ce laps de temps.
Il s'était levé devant toute l'assistance. Il défendait son point de vue et son pendentif Peace & Love s'agitait. Ses cheveux étaient excessivement longs. Dans mon collège, il se serait fait lapidé – à coups de mots si ce n'est de pierres. Il (m')était improbable. Alors je l'ai voulu.
J'ai réussi à m'asseoir près de lui. Et j'ai tenté d'attirer son attention. Quelques paroles, une ou deux blagues idiotes, une adresse mail offerte avec un espoir qu'il n'a jamais su.

Nous ne nous sommes pas parlé, puis nous nous sommes parlé. Nous ne nous sommes plus parlé, puis nous nous sommes reparlé. Nous nous sommes tout fait : des coups de salaud (surtout lui), et de vrais cadeaux (surtout lui aussi.)
Et puis nous nous sommes éloignés. Toutes ces amitiés d'enfant finissent avec deux chemins distincts. Et avec des liens qui ne sont plus que la nostalgie de deux personnes qui, en fait, sont mortes.
Nous n'avons jamais fait les mêmes choix. Nous n'avons jamais eu les mêmes expériences. Nous n'avons jamais mené la même vie

Mais nous est resté. Parce nous croit aux mêmes choses – comme une religion sans dogme, d'une chapelle à deux personnes.
Il est resté. Et il m'a donné le plus joli des surnoms. Je ne l'ai divulgué à personne. Je ne l'ai jamais prononcé à haute voix. J'ai peur de l'abîmer.

Parce que tu dis et écris ce mot, et pas seulement : merci.
Parce que je n'ai jamais compris pourquoi le verbe aimer n'était pas utilisé pour l'amitié :
je t'aime, J.

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Parce que je sais bien dire l'amour par la cuisine, je t'offre encore une fois les choux que tu avais aimé. Je crois que j'y avais mis cette crème à la pistache

(La recette, de Christophe Felder, est aussi parfaite nature, façon chouquette. Elle est passée ici et , avant d'atterrir chez nous).

Pour 16 à 18 pièces

Pour les choux

  • 75 g de lait

  • 50 g d'eau

  • 2 g de sel

  • 40 g de beurre

  • ½ càs de sucre

  • 75 g de farine

  • 2 œufs (ou plus si besoin ! Cela dépend des œufs …)

Pour le craquelin (qui permet au chou de rester bien rond, et le rend bien gourmand)

  • 38 g de beurre

  • 45 g de cassonade

  • 45 g de farine

Modus Operandi :

  • Commencez par réaliser le craquelin en mélangeant le beurre pommade avec la cassonade et la farine. Mélangez jusqu'à obtention d'une pâte homogène.

    Étalez-la (entre deux feuilles de film alimentaire c'est plus simple) sur deux à trois mm d'épaisseur. Puis placez le tout au congélateur.

  • Pour la pâte à choux, faites bouillir l'eau avec le lait, le sel, le beurre et le sucre. Au premier bouillon, ajouter la farine en une fois, hors du feu.

    Remettez la casserole sur le feu et mélangez pour asséchez la pâte (j'arrête lorsque la pâte forme une boule et se détache bien des parois mais qu'elle laisse un « voile » sur le fond de la casserole).

  • Transvasez la pâte dans le bol et ajoutes les œufs un à un en mélangeant bien au fouet entre chaque.

  • Si vous avez, remplissez une poche à douille avec la pâte à choux, puis pochez de petits choux (maximum 4 cm) sur une plaque couverte de papier sulfurisé (conseil de Loukoum°°° que je reprends à mon compte : dessinez les choux sur le papier avant de pocher).

    Sinon, vous pouvez (je l'ai fait au début) utilisez une cuillère à café pour former des boules, puis votre doigt humidifié pour lisser la pâte.

    Veillez à bien espacer les choux.

  • Sortez le craquelin du congélateur et découpez-y des disques du diamètre des choux. Surmontez chaque chou d'un de ces disques.

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  • Enfournez pour environ 20 min dans un four préchauffé à 170°C. N'ouvrez pas le four avant la fin de la cuisson. Les choux doivent être bien dorés, presque bruns : sinon la crème de fourrage risque de les ramollir.