J’écris durant ma pause-déjeuner. Ces mots, seuls, suffisent à faire naître une étrange impression. Elle est teintée d’angoisse et de gêne. Avoir une pause-déjeuner signifie (un peu) être salarié. Être salarié signifie (beaucoup) être grande. Je ne suis pas prête. Et je n’ai pas envie.

Pas envie de me faire appeler  « madame ». Pas envie de ne plus pouvoir appeler les parents en cas de petit pépin (pour les gros ils seront toujours là). Pas envie de me passer de peluches dans mon lit Pas envie de devoir réfléchir « argent » avant de me faire un petit plaisir. Pas envie de devoir cesser de porter des gros pulls avec des oursons. Pas envie de ne plus avoir l’enfance comme excuse pour être égoïste, vaniteuse et capricieuse.

Je crois que j’ai le syndrome de Peter Pan.

J’aimerais dire que je me soigne à coup de bons petits plats. Mais préparer ses repas solitaires plus en fonction de ses envies que de beaux principes, ce n’est pas être une enfant ?

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Gratiné, fondant, crémeux...

Je ne le regrette pas, ces crostinis aux petits pois étaient délicieux.

Pour un déjeuner sur le pouce suivi d’une belle part de gâteau au fromage et aux fraises

  • Autant de tranches de pain que votre faim vous le dicte.

    Un peu complet de préférence (mais pas trop, il faut de la douceur)

  • Deux poignées de petits pois frais (ou plus, selon le nombre de tranches)

  • Deux belles cuillères à soupe ricotta (idem)

  • Menthe et basilic frais du jardin, sel et poivre

  • Fromage râpé de votre convenance (le parmesan est particulièrement indiqué)

Préparation minimale

  • Faites blanchir les petits pois en les faisant cuire quelques minutes dans une casserolle d'ean bouillante. Ils doivent garder un peu de leur mâche! Écrasez-les à la fourchette. Émincez les herbes. Mêlez le tout intimement en liant avec la ricotta

  • Formez de beaux dômes sur vos tranches de pain.

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    Parsemez de fromage.

  • Enfournez à 180°C jusqu’à ce que le fromage ait gratiné.