08 janvier 2013

Des moments en demi-teinte. Et d'autres qui ne le sont pas du tout.

L'étonnement de savoir instantanément dans quel lit je me réveille le matin. Après deux semaines sur le matelas de mon enfance, je suis étonnée de ne pas m'y croire chaque matin.

Le retour de la haine du réveil. Et de la peur de ne pas être à la hauteur (suis-je la seule à me croire systématiquement incapable de ce qu'il me faut bientôt tenter?).

Être pressée. Se mettre la pression. Faire vite-vite; pour se débarrasser de ce qui trotte dans la tête.

Et puis.

La joie de voir que ce que l'on tente donne parfois les réponses que l'on espérait.

La soupe toute prête en débarquant du train le soir. Prendre le temps de se préparer une tarte épinards-saumon le lendemain.

Se remémorer cette rencontre avec C. à la sortie du train (j'ai toujours pensé le reconnaître instantanément n'importe où. Je l'ai dévisagé les yeux écarquillés jusqu'à ce qu'il se présente).

Les deux muffins au chocolat soigneusement emballés et cuits avant de partir, en ce qui commence à devenir une douce routine.

Et se souvenir des tous nos repas de fête, de nos sourires et de tous les souvenirs déballés. Et de notre léger étonnement d'avoir tout si bien réussi.

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Le 1er; je me suis offert mon cadeau de Noël. J'ai accueilli la famille avec un plat qui me faisait rêver: un gigot d'agneau de 7 heures (cuit 5 heures le jour avant et deux heures le jour même).

Cette recette a seulement deux inconvénients: sa réalisation monopolise le four durant ces 7 heures et il faut détenir le plat accueillant un gigot d'une belle taille (et/ou une scie et une mère courageuse pour ôter les quelques centimètres d'os contrariants)

Les avantages compensent. Il s'agit d'une recette d'une simplicité extrême où le four travaille tout seul. Le résultat de mon adaptation de la recette d'Isabelle fut à la hauteur de la promesse. J'ai obtenu une viande confite mais rosée; d'une tendreté si exceptionnelle qu'elle se détache à la cuillère.

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Nécessaires pour le service: une pique et une cuillère (voir une cuillère seulement)

Ajoutez à cela un jus aromatique au confit d'oignon et aux herbes et de petites pommes de terre rattes encore fermes. (J'ai resservi 3 fois).

Pour un gigot de 2, 2 kg; sur son os

(6 à 8 personnes)

  • Le gigot et le plat (à Backeoffe pour moi) prêt à l'accueillir

  • Pour le confit d'oignons:

    • 2 oignons rouges

    • 4 échalotes

    • 20 g de beurre

    • ½ càs de miel et 1 càs de cassonade

    • 1/2 càs de fond de bœuf

    • 5 cl de vinaigre balsamique

    • 10 cl de vin rouge

    • 1 gousse d'ail

    • 2 brins de thym; 1 feuille de laurier; 1 brin de romarin

    • 1 clou de girofle; 2 poivre long

  • 3 gousses d'ail

  • 2 gros oignons

  • 2 brins de thym; 2 feuilles de laurier; 2 brins de romarin

  • sel; poivre

  • 80cl de bouillon de bœuf Ariake (parce que tant qu'à faire j'ai testé ces bouillons qui valent leur réputation)

  • 25cl de vin blanc

  • 1kg de pommes de terre rattes (nous avons également fait des pommes noisettes)

Comment faire (la recette trop simple et qui en jette; soyons francs):

J- 2: Réaliser le confit d'oignons le jour d'avant pour être tranquille

  • Ciseler finement les oignons et les échalotes. Dégermez l'ail

  • Faites fondre le beurre dans une casserole à fond épais et faites fondre les oignons et échalotes. Salez et poivrez.

  • Ajoutez le miel; la cassonade et le fond de bœuf.

    Remuez et déglacez avec le vinaigre .

  • Laissez réduire puis mouiller avec le vin rouge. Ajoutez l'ail, les herbes et les épices et laissez réduire en remuant.

  • Versez dans un pot (stérilisé c'est toujours mieux) et réservez au frigo jusqu'au lendemain.

Jour J- 1: Préparation et début de cuisson (5 heures)

  • Huilez légèrement le plat et versez-y le confit d'oignon

  • Faites chauffer de l'huile dans une grand poêle et faites dorer le gigot d'agneau sur toutes les faces. Déposez-le dans la cocotte.

    Ajoutez les gousses d'ail en chemise; les oignons pelés et coupés en 4 et les herbes.

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    Ajoutez le bouillon et le vin blanc.

  • Enfin; couvrez (feuille d'alu + couvercle pour moi car le plat était tout sauf hermétique) et placez le tout au four à 140°C pour 5 heures (si vous choisissez de vous interrompre pour la nuit).

    Vérifiez de temps en temps (surtout après 5heures de cuisson) le niveau de liquide et ajoutez-en si besoin: j'en ai ajouté le jour J. N'ouvrez pas trop souvent mais il ne s'agit pas non plus d'un soufflé!

  • Ajoutez les pommes de terre rattes (juste lavées) une heure avant la fin de la cuisson.

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Et puis voilà tout...

 

Posté par Calimeriane à 20:17 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires sur Des moments en demi-teinte. Et d'autres qui ne le sont pas du tout.

    C'est stupide comme commentaire, mais même si je ne commente plus beaucoup, je lis toujours. J'ai juste parfois peur que, en commentant tes notes, je ne puisse pas dire à quel point je les aime.

    Sinon, comme je fais maintenant les courses pour la famille, faudrait vraiment que je me mette à tenter une de tes recettes. J'ai plus aucune excuse.

    Posté par Luminox, 11 janvier 2013 à 02:00 | | Répondre
  • Ça me tente aussi de faire ce plat, mais le gigot, c'est quand même un luxe pour nous, et mon ogre n'aime pas trop les viandes qui s'effilochent... et puis c'est vrai aussi que c'est toute une histoire de faire rentrer un gigot entier dans un plat et dans notre four (la prochaine fois je penserai à la scie et à l'huile de coude de M., merci pour l'astuce ^^) !
    Sinon je te tiendrai au courant pour le gâteau-mystère au citron si jamais il fait l'objet d'un nouvel essai, ce qui ne saurait trop tarder je crois...
    Et dis moi...tu as prévu de la publier, ta recette de ravioles au poulet ribot en bouillon ?! Parce que ça me trotte dans la tête depuis quelques jours, je crois que ça me plairait bien en fait...

    Posté par Helena, 15 janvier 2013 à 11:44 | | Répondre
  • Lumi -> Ca; déjà; c'est un sacré beau compliment. Merci. (Et mets y toi, j'ai hâte que tu me parles de tes essais!)

    Helena -> Il n'aime pas les viandes qui s'effilochent? Comment on peut ne aps aimer ça? Ces viandes confites et cuites jusqu'à ce qu'elles crient pitié?
    Euh; par contre la recette de ravioles non, ne sera pas publié, car faites à la grande arrache... Je peux te dire que j'ai mis un tiers de semoule fine de blé dans la pâte à pâtes et que j'ai haché tout fin au couteau la viande, que j'y ai ajouté la sauce restante et un peu de ricotta pour lier... Et puis je les ai plié aussi un peu à l'arrache!

    Posté par Riane, 16 janvier 2013 à 00:24 | | Répondre
  • J'avais oublié de te remercier pour ton idée de ravioles, je garde ça en tête pour la prochaine fois que j'aurais la motivation d'en faire ! Tu les as servis dans un bouillon de poule tout simple (j'aime bien les ravioles au bouillon)...?
    En tous cas je suis d'accord pour les viandes confites, j'ai aussi du mal à comprendre ^^ (il est trèèès difficile, mais il m'a promis d' essayer de s'ouvrir un peu à la découverte culinaire, alors il y a un peu d'espoir !)

    Posté par Helena, 26 janvier 2013 à 12:23 | | Répondre
  • Je les ai effectivement servis dans un bouillon sans rien. Le bouillon est ce que je préfère pour les raviolis à base de viande (par contre ravioles au fromage et velouté de potimarron ça déchire) mais j'ajoute généralement un ou deux légumes... Là je n'avais ni le temps ni l'envie!

    Posté par Calimeriane, 27 janvier 2013 à 00:31 | | Répondre
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