Je me fais un peu rare par ici.

Et en tapant ces mots, je me demande bien pourquoi je fais ce semblant d'excuses; au vu du peu (ce peu s'approchant en réalité du néant) de ceux qui me lisent et s'inquiètent de ce silence (dont je ne sais pas moi-même s'il faut s'en inquiéter).

En fait, c'est assez désagréable de voir qu'une chose que l'on a investi de beaucoup de sens et d'importance ne semble pas compter. Compter pour le monde; pour les autres, au moins pour quelques autres dont on espérait s'approcher, qu'on espérait toucher.

Certes; il y a des choses qui sont importantes pour moi et le resteront quel que soit le regard -ou l'absence de regard- que d'autres y porteront. Mais il n'en est pas et ne peut en être de même pour un blog, pour une chose qui est par définition un rassemblement de messages; voir d'appels et parfois de cris cachés mais que l'on meurt de continuer à taire.

Tout cela pour dire que ce blog va peut-être entrer dans une phase d'hibernation. Ou pas (je crains de devenir quelqu'un avec peu de suite dans les idées; du moins une fois hors de ma cuisine).

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Mardi; c'était l'anniversaire d'une amie.

Je dis amie, et certains en riraient. Au lycée; on ne s'est jamais beaucoup parlé. Depuis on correspond deux fois l'an, pour son anniversaire et pour le mien. Mais je dis « amie » quand même parce que je crois que nous avons chacune la même attention pour le devenir de l'autre, la même joie sans aucune arrière-pensée de voir que l'autre va bien.

Donc; « amie ».

Et pour fêter ça; je lui offre virtuellement mes premiers macarons.

Parce qu'il me restait deux blancs vieux de quatre jours. Parce que j'avais envie de voir si j'en étais capable. Parce que j'avais envie d'en être capable.

Je me suis inspirée de la recette d'Edda; qui est en fait celle de P. Hermé.

J'ai fait deux plaques; une pleine et une avec une dizaine de coques. L'une fut parfaite; l'autre un désastre (mais goûteux). Je n'en sais les raisons: temps de croutage moindre; position dans le four... et donc je mets les indications pour la première!

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Les réussis et les moins réussis (euphémisme) par chance moins nombreux

Et ce fut donc des macarons avec une ganache montée au chocolat et à l'Amaretto:

Vous avez entre parenthèses les proportions initiales des coques (que j'ai du réduire: pas assez de blancs)

Ingrédients:

  • 70 g de blancs d'oeufs (= 2 blancs) séparés des jaunes quelques jours avant (100g)

  • 17,5 g de sucre en poudre (25g)

  • 2/3 càc de jus de citron (1 càc)

  • 157,5 g de sucre glace (225g)

  • 87,5 g de poudre d'amandes (ou de noisettes) (125g)

 

  • 50 g de chocolat noir

  • 25 + 75 g de crème fleurette

  • 1 càs d'Amaretto

  • 3 g de miel

Mode d'emploi à suivre scrupuleusement mais rien d'horrible:

  • Sortez tous les ingrédients des coques 1H à l'avance pour les mettre à t° ambiante

  • Mixez rapidement (sans les chauffer) la poudre d'amande et le sucre glace avant de les tamiser (et ne pas utiliser ce qui reste dans le tamis; évidemment)

  • Montez les blancs d'œufs en neige ferme avec le sucre et le jus de citron

  • Incorporez délicatement le mélange amande-sucre avec une spatule: il faut soulever la pâte en mouvements circulaires: la pâte résultant est très fluide mais pas liquide et forme un ruban en retombant.

  • Tapissez une plaque de cuisson de papier sulfurisé et faire des petits ronds de pâte de 4cm de diamètre espacés de 2 cm de diamètre: les courageux (et équipés) peuvent utiliser la poche à douille sinon, comme moi, la petite cuillère marche bien!

  • Tapotez la plaque sur un linge pour aplanir la surface des macarons (légèrement).

    Laissez « croûter » (donc attendre) au moins 20 min.

  • Préchauffez le four à 140°C

  • Enfournez la plaque pleine au milieu du four avec une plaque vide en-dessous (chez moi c'était la plaque de « loupés »; je me dis que ça a pu jouer!).

    Laissez cuire 15 min; la porte entrebâillée grâce à une cuillère en bois (et pour ma part en retournant la plaque à mi-cuisson; mon four chauffe plus à l'arrière)

  • Humidifiez votre plan de travail avec une éponge et faire glisser dessus le papier sulfurisé (ça aide à décoller les coques) et soulever celles-ci délicatement à l'aide d'une spatule plate. Les laisser refroidir sur une grille

     

  • Faites fondre le chocolat

    Chauffez ensemble les 25g de crème; le miel et l'alcool

  • Avant ébullition, versez en trois fois la crème sur le chocolat, en émulsionnant à la maryse.

  • Une fois le mélange homogène, ajouter progressivement le reste de crème en fouettant.

  • Placez le tout au frais; au moins 3H puis montez la ganache (comme une chantilly)

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  • Et fourrez les macarons en assemblant les coques 2 par 2 avec de la ganache