J'avais un cours sur l'art, tout à l'heure. Et alors que l'on discutait du marché de l'art en général, des collectionneurs en particulier, la conversation a un peu changée de sujet.

Nous nous sommes mis à nous interroger sur les modalités de possession d'une œuvre d'art et les possibilités de cambriolage.

Et puis, comme je suis un peu fatiguée à cause de certains virus actuellement courants, mes pensées se sont mises à dévier, un peu toute seule, de saut en saut, suivant cette progression à la fois anarchique et d'une logique absolue qu'elles connaissent, au moment où on va pour s'endormir.

J'ai pensé à Artemis Fowl (vous savez, la scène où ils volent un tableau de fée voleuse dans une banque), à Thomas Crown, à l'avantage insigne qu'à le possesseur du Radeau de la méduse sur la petite dentellière et enfin, à ma tournure d'esprit enfantine.

Je me suis souvenue que, quand j'étais petite, je croyais que les gens enfermaient leurs tableaux dans des coffres parce que leur possession était illégal. Ben oui, acheter un tableau pour l'enfermer des un coffre, ça me semblait un peu stupide. (D'ailleurs, ça me le semble toujours: la notion de placement financier n'a pas encore fait route dans mon esprit).

Et surtout, il me semblait impossible que des particuliers aient le droit de s'accaparer des peintures qui devraient être à la vue de tous. Juste impossible. Le genre de choses auquel aucune personne ne pourrait penser à moins d'être terriblement méchant.

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On va profiter de ces réminiscences enfantines pour une recette style « faites manger des légumes aux enfants »... (voir à un garçon de ma connaissance qui estime qu'utiliser du « sel aux légumes » c'est suffisant).

Donc voici des Polpette di Melanzane, c'est à dire des boulettes d'aubergine qui miment très bien les boulettes de viande. Inspirées d'ici pour la technique et plus d'ici pour les ingrédients, moi je les ai fait cuire au four (le bain de friture et moi, on a jamais été intimes) et servies juste nature. Comme ce n'est absolument pas sec, ce n'est pas un problème et ça se mange tout seul, surtout si vous les servez en apéro mais pour un repas je conseille de les servir avec une sauce tomate voir avec ladite sauce et sur des pâtes (comme Ré).

Pour 3 personnes

  • 4 aubergines de taille moyenne

  • 1 oeuf

  • 80g de chapelure

  • 40g de parmesan

  • 2càs de pignon de pin

  • 1 gousse d'ail

  • herbes:thym, persil et origan

  • huile d'olive

Modus operandi

  • Coupez les aubergines en deux dans la longueur, quadrillez la chair avec un couteau pointu et arrosez-les d'huile d'olive.

    Posez-les sur une feuille couverte de papier sulfurisé et enfournez-les pour 30 minutes dans un four préchauffé à 190°C.

  • Raclez la chair des aubergines, hachez-la grossièrement une fois tiédie et placez-la dans une passoire avec du sel jusqu'à ce qu'elle soit tout à fait froide.

  • Mixez ensemble l'aubergine, la gousse d'ail pelée et dégermée, la chapelure et le parmesan.

  • Concassez les pignons

    Ajoutez les pignons et l'œuf au mélange d'aubergine, salez, poivrez et ajoutez les herbes ciselées.

 

  • Formez des boulettes de 2 à 3 cm de diamètre et posez-les dans un plat huilé.

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  • Enfournez pour 20 min dans le four préchauffé à 180°C. (Vous pouvez aussi les faire frire ou les poêler, mais dans le dernier cas je ne jure pas de leur forme au final!)

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